Une postériorité pour l’artiste : la création du groupe Fluxus

« Fluxus nourrit une réflexion profonde sur la nature de l’art et le rôle de l’artiste »

Le groupe Fluxus apparaît au début des années 1960 sous l’influence de plusieurs personnalités : les figures de Marcel Duchamp et de John Cage

Le groupe Dada, dans les années 1910 avait procédé à une désacralisation de l’art. Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Son représentant le plus connu reste bien entendu Marcel Duchamp avec sa très célèbre et controversée Fontaine de 1917. Il cherche par là a remettre en question la légitimité d’une œuvre d’art. Duchamp a collaboré avec John Cage, vous pourrez lire l’article les concernant ici.
John Cage, est-il encore nécessaire de le présenter ? Il créé une nouvelle forme d’art, un art total qui rassemblerait différentes formes artistiques pour aller au-delà des normes traditionnelles. Il veut toucher le public en lui montrant l’art sous une autre forme, comme une remise à zéro de l’art pour en réinventer les codes.

Le groupe artistique Fluxus a eu une influence énorme sur le monde de l’art. Il veut, par le démembrement des codes traditionnels, créer un art débarrassé de sa forme connue et aller jusqu’à remettre en question la notion même d’œuvre d’art.
Ce groupe compte de nombreux artistes tels que Nam June Paik, Yoko Ono, Georges Maciunas, Robert Watts, Joseph Beuys et bien d’autres encore.

Alison Knowmes, Music by Alison, 23 mai 1964, N.Y., éxécutée par A. Knowles et Ben pendant le Fluxus Street Theater

Alison Knowles, Music by Alison, 23 mai 1964, N.Y., exécutée par A. Knowles et Ben pendant le Fluxus Street Theater

D’après l’article de l’encyclopédie Larousse, la première représentation qui aurait influencé et créé malgré elle le futur groupe Fluxus date de 1952 au Black Mountain College ! C’est à dire près de 10 ans avant que Georges Maciunas se décide à donner au groupe le nom qu’on lui connaît aujourd’hui.  Le Black Mountain College réunissait alors Cage, Tudor, Cunningham et Rauschenberg. Ces quatre artistes organisaient les premiers « happening » et fusionnaient les différentes formes artistiques. Ces représentations ont créé un déclic chez une autre génération d’artistes. Sous l’influence de leurs « mentors » et la volonté de Georges Maciunas, la groupe Fluxus va peu à peu prendre forme et se rassembler.
A partir de 1961, une série de performances est organisée, qui, d’après les mots de Georges Brecht, avaient « quelque chose d’indescriptible en commun ». Des artistes du monde entier vont se ranger sous ce groupe si bien que l’Encyclopédie Universalis relève un paradoxe : comment distinguer les artistes du groupe Fluxus des autres ? Doit-on hiérarchiser selon le travail effectué sous le joug du groupe, selon l’influence que certains artistes ont eu ? Doit-on mettre de côté certains artistes sous prétexte que leur influence n’a pas été majeure ?
Ce serait sûrement aller contre l’idée première du groupe, qui se veut hétéroclite, hors normes. On assiste, grâce à Fluxus, une abolition des frontières entre la vie et le monde de l’art. On ne parle plus de musique, de peinture, de sculpture, de danse etc. A la place, on retrouve un socle commun qui va se traduire par des gestes, des actions que l’on rangera dans des disciplines.
Dick Higgins va mettre en place neuf critères qui caractérisent le groupe :

  • internationalisme
  • expérimentalisme
  • iconoclastie
  • intermédia
  • résolution de la dichotomie entre l’art et la vie
  • implication
  • jeu ou gag
  • fugacité
  • spécificité

Fluxus va réussir à toucher un public large car il va s’emparer de différents médias comme les journaux, les films, les livres. L’organisation de festivals plutôt que des expositions a permis la participation d’un public nombreux et sur un temps limité. D’après la rapide étude que l’on a pu faire sur Fluxus, on peut voir que le groupe répond parfaitement aux neuf critères établis par l’artiste et écrivain américain Dick Higgins.

Yoko Ono, Cut Pieces, 1964-65

Yoko Ono, Cut Pieces, 1964-65

Dans la veine de Dada et de John Cage, Fluxus a su rassembler de façon internationale sous un même nom toute une conception de l’art. Sans leur influence, on ne pourrait sûrement pas parler de Fluxus aujourd’hui.

Je vous joins comme d’habitude les liens qui m’ont été utiles dans mes recherches :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Fluxus/152186

http://www.universalis.fr/encyclopedie/fluxus/1-les-tenants-de-dada-et-de-john-cage/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fluxus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dick_Higgins

J’ai également consulté le livre Epoque contemporaine XIXe – XXIe siècles de Philippe Dagen et Françoise Hamon
DAGEN P. et HAMON F., Epoque contemporaine, XIXe – XXIe siècles, Flammarion Histoire de l’art, Paris, 2011

Sonate II pour piano arrangé

Je vous poste cette courte vidéo pour que vous puissiez vous faire une petite idée du piano arrangé qu’utilisait John Cage et dont je parle dans différents articles, notamment là.

Ce n’est pas tant pour la musique que pour la photo qui l’accompagne et qui permet une vision précise du son si particulier du piano arrangé.

La découverte du Yi-King 易经 et l’influence de cette philosophie sur le travail de John Cage et son groupe

Aujourd’hui un article un peu différent, mais vous comprendrez vite pourquoi il trouve sa place ici ! Comme une évidence …

On  va commence par une brève histoire du Yi-King :

La lecture de ce livre des oracles n’est pas linéaire et varie du moment et du lieu où elle prend place. Quatre personnages seraient à l’origine de sa conception : Fo Hi, le roi Wen, le duc de Tchéou et Confuscius.

Ce livre se compose de huit trigrammes qui permettent la consultation des oracles par tirage au sort. Pour consulter les oracles, il faut piocher deux des huit trigrammes en posant une question. Ces deux trigrammes renvoient aux soixante-quatre hexagrammes et forment un symbole. Ce symbole renvoie de son côté à une section du Livre des mutations. La réponse que l’on obtient dépasse le système du oui/non auquel on pourrait s’attendre. Ce système du Yi-King repose entièrement sur un jeu de hasard puis sur l’interprétation que l’on donne aux réponses.

J’ai trouvé difficile de réunir des informations sur le Yi-King, d’autant plus sur le lien entre cette philosophie du zen et notre artiste. J’ai donc surtout consulté la page dédiée à John Cage sur le site du Centre Georges Pompidou. Même si les informations sont concises, ce sont celles qui m’ont le mieux permis de comprendre l’excessive et incroyable – mais non moins intéressante – complexité du Yi-King.

Représentation du yi king, entouré de trigrammes

Représentation du Yi-King, entouré de trigrammes

Cette page est d’ailleurs, pour les plus courageux d’entre vous, à lire dans son intégralité. Les informations et différentes collaborations sont très bien ciblées, tout y est intéressant !

A partir de 1951, John Cage – qui s’en est d’ailleurs toujours remis au hasard dans ses compositions – va adopter le Yi-King comme philosophie et comme outil primordial des ses compositions artistiques. On peut donner l’exemple de Music of Changes en collaboration avec David Tudor : le hasard entre en jeu par les notes du piano arrangé par John Cage mais aussi par l’organisation des représentations. Effectivement, avant les représentations, l’organisation de l’œuvre change, tout est décidé au dernier moment de façon à ce que le public ne sache pas à quoi s’attendre.

Dans cet article, on va considérer la philosophie du Yi-king comme une « collaboration », au même titre que les collaborateurs de John Cage. Pourquoi ? Le Yi-King est une figure majeure dans l’art de l’artiste. Il guide, par le hasard, ses choix. Il lui apprend à abandonner les codes musicaux pour l’inconnu et par là à abandonner aussi la simplicité qui résidait dans l’art ; c’est à dire une structure définie et jamais remise en question.

John Cage va entièrement se remettre à ce tirage au sort et à la consultation du Yi-King pour ses œuvres. Il va enseigner à ses collaborateurs cette nouvelle conception de l’art.

Merce Cunningham, David Tudor, Marcel Duchamp – et d’autres encore – feront appel à ce jeu du hasard dans leurs compositions. C’est l’enseignement que le maître Cage leur a transmis et le plus important de tous.

Je vous mets ici le lien vers la page du Centre Pompidou cité plus haut ( allez-y vraiment!) :

http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-cage/ENS-cage.html#pratique2

La Merce Cunningham Dance Company

Merce Cunningham étudie à la Cornish School à Seattle lorsqu’il rencontre John Cage qui accompagne les cours au piano. Cette rencontre semble être celle qui va sceller le destin artistique des deux hommes ainsi que leur histoire personnelle. En 1944, lorsque Cunningham quitte son rôle de soliste dans la Martha Graham Dance Company, Cage l’accompagne au piano sur ses premières chorégraphies en solo.
En 1953, avec le soutient artistique de John Cage, il fonde alors sa propre compagnie : la Merce Cunningham Dance Company.
Elle est fondée au Black Mountain College et inclut donc des danseurs mais aussi des musiciens comme John Cage évidemment mais aussi le pianiste David Tudor et le peintre Robert Rauschenberg.
La troupe de la Merce Cunningham Dance Company se déplaçait dans un minibus conduit par John Cage qui ne pouvait pas accueillir un membre de plus. On comptait donc : Merce Cunningham, John Cage, David Tudor, Robert Rauschenberg, et six danseurs. Le site web Merce Cunningham Confiance qui semble être le site officiel de de la compagnie relate bien son histoire. On apprécie d’y trouver des informations sous forme d’anecdotes qui donne une proximité avec le groupe.
La première tournée internationale a lieu en 1964.
Ce que veut transmettre Merce Cunningham est une musique nouvelle et une autre forme de danse, loin des codes traditionnels. Nouvelle conception du mouvement, Cunningham perçoit les corps comme libre dans l’espace, qui l’investit par la force du corps et l’aléatoire de la situation. Musique et danse sont indépendantes l’une de l’autre.

John Cage sera associé à cette compagnie jusqu’à sa mort. On peut aussi dire, il me semble qu’il en a été la source. Sans son soutient, peut être que Merce Cunningham ne l’aurait pas créé.

La Merce Cunningham Company est le nœud de jointure entre différentes formes d’art : John Cage pour la musique (premièrement mais Cunningham puisera dans de nombreuses autres sources musicales aussi larges que le groupe Radiohead), Jasper Johns ou Robert Rauschenberg pour la scénographie, la danse par ses chorégraphies. Il rassemble ces arts et par là les rend indépendants, visibles indépendamment les uns des autres. Cunningham ne recherche pas la narration.

On peut citer de nombreuses œuvres, l’une des plus connues et qui illustre le mieux la collaboration avec John Cage fera l’objet d’un article spécialisé : Roaratorio
Pour comprendre mieux le travail de Cunningham, on peut parler de son Event. Selon l’article de l’encyclopédie Larousse, elle est l’œuvre la plus aboutie conceptuellement. Sans entracte, elle évolue selon le lieu de la représentation. Des extraits de différentes œuvres sont présentés et sont choisis de façon totalement aléatoire la veille de la représentation. Cunningham dit vouloir faire vivre « l’expérience de la danse ». Le fait que Cunningham joue tout sur l’aléatoire de la représentation montre une volonté de présenter un spectacle toujours nouveau, idée de retour qu’il tient surement de ses débuts au sein de la Martha Graham Dance Company. Il est aujourd’hui considéré comme celui qui a ouvert la voie à la chorégraphie « postmoderne ».

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La Merce Cunningham Company lors de sa tournée d’adieux

« Libération pour l’art chorégraphique qui se contentait à l’époque d’illustrer la musique »

http://spectacles.premiere.fr/Exclusivites-spectacle/Dossiers/Merce-Cunningham-Retour-sur-une-carriere-revolutionnaire-1857495/La-collaboration-avec-John-Cage-1857587

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Cunningham/111215

http://www.mercecunningham.org/newwebsite/

John Cage et David Tudor : 4’33’ ‘

Pour cette œuvre de silence, John Cage entame sa seconde collaboration avec le pianiste David Tudor. C’est très étonnant d’ailleurs, recourir à un pianiste de talent quand on voit que celui-ci ne touchera pas une seule touche de l’instrument, et qu’il se contentera d’ouvrir et de fermer le clavier au rythme de sa montre.

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David Tudor au piano lors de la première représentation de 4’33’ ‘

La première représentation de 4’33’ ‘ au Maverick Concert Hall de Woodstock le 29 août 1952 a beaucoup choqué. Les spectateurs s’attendaient à une représentation musicale et se sont retrouvés face à 4’33’ ‘ de silence : autant dire une arnaque !

Le morceau se compose de trois mouvements qui durent 33′ ‘, 2’40’ ‘ et 1’20’ ‘. A chaque fin de mouvement, le pianiste ouvre le clavier, regarde sa montre, puis le referme et laisse passer les quelques minutes ou secondes citées plus haut.

Le principe de ce morceau est bien plus qu’un simple silence. Pour John Cage, lorsqu’il a conçu cette œuvre, le but était de faire écouter le silence et d’aller bien au delà de ça car pour lui, le silence n’existe pas. Il veut pousser le spectateur à écouter le silence pour qu’il se rende compte des bruits qui l’entourent.

Ici encore, le lien entre le compositeur et l’interprète est primordial. Pour moi, John Cage devait avoir une forte estime et une grande confiance en David Tudor. Effectivement, Cage compte beaucoup sur l’aléatoire et sur les capacités d’adaptation du pianiste.

Cette œuvre se rapproche énormément du « happening ». Ici, l’interprète à un rôle majeur mais le public aussi qui, par ses réactions, prend part à l’œuvre. En effet, certains sortent de la salle, outrés par ce qui est pour eux une « non » représentation. D’autres décident de rester, face au silence. Mais on remarque vite que le silence est impossible. Il suffit que l’un d’entre eux tousse, qu’il ait une respiration un peu trop forte pour interrompre le silence total. C’est exactement ce que veut montrer John Cage. Ce n’est pas du silence. Le silence n’existe pas.

Pour rédiger mon article, je me suis beaucoup appuyée sur le site Evène. Il se poursuit sur deux pages et est très cohérent. On y trouve une critique intéressante de l’œuvre :

http://www.evene.fr/musique/actualite/john-cage-4-33-david-tudor-concert-musique-1553.php

→ ici, la représentation de l’œuvre 4’33 » par David Tudor http://www.youtube.com/watch?v=HypmW4Yd7SY

→ je remets l’article du site Universalis sur David Tudor si vous désirez plus d’informations sur le pianiste http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-tudor/

John Cage et David Tudor : Music of Changes

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John Cage et David Tudor, création de Music of Changes, http://www.mariabuszek.com/ucd/ContemporaryArt/Images/Exam2/OnoCutPiece.gif

David Tudor, pianiste d’exception, est initié très tôt à la musique. Considéré comme un musicien d’avant garde, il rencontre John Cage en 1948. Les deux hommes qui se prennent d’affection décident rapidement de s’associer : en 1951 Music of Changes signe leur première collaboration.

Tudor rejoint le groupe Project of Music For Magnetic Tape fondé à l’initiative de Cage en 1952.

 Music of Changes marque aussi le recours de John Cage au Yi King, le « Livre des changements », et à sa philosophie orientale du zen. Ce livre va servir d’ « instrument » à la création de l’œuvre. Elle est constituée en quatre livres suivant une rythmique très précise 3-5-6-3/4-6-3/4-5-3-1/8. Le tempo marque les changements de notes qui ne sont plus identifiées par la mesure mais par l’écart dans la notation.

Cage remarquera lui même que parfois, « la notation est irrationnelle ». Le musicien doit alors se montrer indépendant de la partition, faire preuve de spontanéité. Le rôle du compositeur est de produire le son. Celui du pianiste est de le libérer.

Le lien entre le compositeur et le musicien est ici primordial : Cage introduit le hasard dans la composition grâce à des petits objets accrochés aux cordes du piano qui viennent changer le son produit par les notes.

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Détail : John Cage et le piano arrangé  

Il devait avoir une reconnaissance énorme du talent de David Tudor qui a su s’adapter à cette musique tellement aléatoire.

Ci-dessous, différents liens qui pourront vous aider à approfondir vos recherches:

Music of Changes : http://www.youtube.com/watch?v=B_8-B2rNw7s

http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-tudor/

Le lien universalis est très intéressant malgré un accès limité : il faut être abonné pour pouvoir accéder à l’ensemble des informations. Cependant la biographie présentée est très complète, elle permet une approche de l’artiste déjà bien renseignée.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Music_of_Changes

Le lien wikipédia peut être utilisé mais de façon prudente. On a trop souvent tendance à utiliser ce site comme source unique d’informations. Mais il permet quand même des infos utiles et pertinentes qui aident à axer nos recherches.

http://expo.bibliotheque.toulouse.fr/167.html

Ce lien de la Bibliothèque de Toulouse est une découverte inattendue : on apprécie la fait que Music of Changes s’enclenche à l’ouverture de la page. On peut alors lire des informations très pertinentes sur l’œuvre en écoutant l’œuvre.

Biographie

Né le 5 septembre 1912 à Los Angeles et mort le 12 août 1992 à New York, John Cage est considéré comme l’un des musiciens majeurs de la seconde moitié du XXème siècle.

Il s’oriente très tôt vers la musique, plus particulièrement les percussions sous le joug de Arnold Schönberg. Très vite, il commence à travailler avec Merce Cunningham et sa compagnie. Ensemble, ils réalisent Theater Piece en 1952, considéré comme le premier Happening américain. Mais les collaborations de John Cage ne sont pas seulement musicales, il était très lié au milieu de la peinture et a travaillé, entre autres, avec Robert Rauschenberg et Marcel Duchamp.

En 1952, il réalise 4’33’ ‘, sans doute son oeuvre « musicale » la plus connue mais aussi la plus silencieuse : « c’est l’ambiance qui crée l’oeuvre,  la seule indication précise étant celle de durée ».

Il est à l’initiative du groupe Fluxus, une fusion de différentes formes d’expression artistique qui tente d’abolir les frontières qui les séparent.

« Quand un bruit vous ennuie, écoutez le. » John Cage

Ce lien universalis est très pertinent mais il faut malheureusement être abonné pour pouvoir consulter l’ensemble de l’article. Jetez y un oeil ! http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-cage/