Roaratorio : An Irish Circus on Finnegans Wake

On se penchera plutôt ici sur le travail de John Cage avec son compagnon Merce Cunningham. Ce-dernier a monté la Merce Cunningham Dance Company en 1953, au Black Mountain College – qui a déjà fait l’objet d’un précédent article – et John Cage en devient le directeur musical puis le conseiller musical jusqu’à sa mort en 1992. Ensemble, ils ont mis au point un spectacle intitulé Roaratorio : An Irish Circus on Finnegans Wake. L’une des oeuvres phare de la Company.

Roaratorio-Merce-Cunningham-2

Bret Hartman, Danseurs de Roaratorio, Théâtre de la Ville, novembre 2010.

Le site de la médiathèque de l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination acoustique/musique) propose toute une page consacrée à Roaratorio répertoriée dans Brahms, une base de documentation pour la musique contemporaine. Sur cette page, on trouve ce qu’on peut considérer comme une brève fiche technique – pour la chorégraphie, le son, la mise en scène, la composition sonore avec John Cage récitant, Joseph Heaney chantant et Mel et Peadar Mercier aux percussions. Les informations fournies par cette page sont organisées par catégories, plus ou moins importantes, pour permettre au chercheur comme au simple visiteur de s’y retrouver. La principale catégorie s’intitule « Note de programme ». Il s’agit en fait de propos directement rapportés de John Cage au sujet de Roaratorio. En effet, on y découvre dans les détails la condition de création, de composition de Roaratorio, depuis les inspirations de Cage, jusqu’au choix du titre, voire aux débuts de la production du spectacle – qui, il faut le préciser cependant, n’a été présenté au public qu’en 1983, soit trois ans après l’entretien de Cage. Dans le texte, Cage met particulièrement l’accent sur les deux premiers points. Cette page est très enrichissante et offre au visiteur des informations de qualité qui proviennent d’une source première, John Cage. En bas de la page, il est bien précisé d’où le texte est tiré. Il est paru dans la brochure WDR à l’occasion du Prix Italia de 1980. Il est même précisé que ce texte a été traduit de l’anglais par Jean-Claude Emery. Le lien est à privilégier pour les visiteurs déjà sensibilisés à l’oeuvre de John Cage et à l’art contemporain de façon générale car ce-dernier y fait énormément de références en parlant de ses inspirations et de son travail préparatoire, en quelque sorte, pour Roaratorio, qui peut en perdre certains. Vous pouvez retrouver le lien de la page en bas de mon article.

En visitant différents sites, je suis tombée sur un article paru le 7 octobre 2011 sur un site anglais The Guardian (le lien est aussi en fin d’article). Il s’agit d’un site assez général organisé en différentes rubriques. Notre article se trouve dans le menu « Culture », puis la catégorie « Stage » (soit « scène » en français) et enfin dans la rubrique « Dance ». Et oui, vous l’aurez compris, ce site ne s’adresse qu’aux anglophones ! L’article présente plusieurs qualités mais qui dépend évidemment de ses lecteurs. Il ne s’adresse pas aux chercheurs en particulier mais donne un bon tour d’horizon sur le sujet et plus particulièrement sur la collaboration entre John Cage et Merce Cunningham. Il n’est pas très long, donc assez synthétique et clair mais il décrit assez bien le projet mis en oeuvre et permet d’avoir une base pour d’éventuelles recherches postérieures plus poussées. On peut parler d’une première sensibilisation au sujet.

Pour les curieux qui n’ont pas eu la chance de voir Roaratorio au Théâtre de la Ville en novembre 2010, j’ajoute aux deux précédents liens celui d’une vidéo Youtube de Roaratorio. Vous pourrez également trouver directement la vidéo dans la catégorie « vidéo » de notre blog. Dans cette vidéo, il ne s’agit pas de la représentation entière mais de quelques courts extraits qui donnent une bonne idée du résultat de la collaboration entre Cage et Cunningham. Le seul point d’ombre de cette vidéo pourrait être la qualité sonore qui pour certains extraits n’est pas de très bonne qualité et ne rend pas compte du travail musical et sonore de Cage avec précision.

http://brahms.ircam.fr/works/work/7120/

http://www.guardian.co.uk/stage/2011/oct/07/merce-cunningham-dance-company-roaratoria-review

http://www.youtube.com/watch?v=DNE1ezCTGMk

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2 réflexions sur “Roaratorio : An Irish Circus on Finnegans Wake

  1. Pingback: La Merce Cunningham Dance Company | John Cage et ses collaborations

  2. Pingback: La découverte du Yi-King 易经 et l’influence de cette philosophie sur le travail de John Cage et son groupe | John Cage et ses collaborations

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