John Cage et David Tudor : 4’33’ ‘

Pour cette œuvre de silence, John Cage entame sa seconde collaboration avec le pianiste David Tudor. C’est très étonnant d’ailleurs, recourir à un pianiste de talent quand on voit que celui-ci ne touchera pas une seule touche de l’instrument, et qu’il se contentera d’ouvrir et de fermer le clavier au rythme de sa montre.

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David Tudor au piano lors de la première représentation de 4’33’ ‘

La première représentation de 4’33’ ‘ au Maverick Concert Hall de Woodstock le 29 août 1952 a beaucoup choqué. Les spectateurs s’attendaient à une représentation musicale et se sont retrouvés face à 4’33’ ‘ de silence : autant dire une arnaque !

Le morceau se compose de trois mouvements qui durent 33′ ‘, 2’40’ ‘ et 1’20’ ‘. A chaque fin de mouvement, le pianiste ouvre le clavier, regarde sa montre, puis le referme et laisse passer les quelques minutes ou secondes citées plus haut.

Le principe de ce morceau est bien plus qu’un simple silence. Pour John Cage, lorsqu’il a conçu cette œuvre, le but était de faire écouter le silence et d’aller bien au delà de ça car pour lui, le silence n’existe pas. Il veut pousser le spectateur à écouter le silence pour qu’il se rende compte des bruits qui l’entourent.

Ici encore, le lien entre le compositeur et l’interprète est primordial. Pour moi, John Cage devait avoir une forte estime et une grande confiance en David Tudor. Effectivement, Cage compte beaucoup sur l’aléatoire et sur les capacités d’adaptation du pianiste.

Cette œuvre se rapproche énormément du « happening ». Ici, l’interprète à un rôle majeur mais le public aussi qui, par ses réactions, prend part à l’œuvre. En effet, certains sortent de la salle, outrés par ce qui est pour eux une « non » représentation. D’autres décident de rester, face au silence. Mais on remarque vite que le silence est impossible. Il suffit que l’un d’entre eux tousse, qu’il ait une respiration un peu trop forte pour interrompre le silence total. C’est exactement ce que veut montrer John Cage. Ce n’est pas du silence. Le silence n’existe pas.

Pour rédiger mon article, je me suis beaucoup appuyée sur le site Evène. Il se poursuit sur deux pages et est très cohérent. On y trouve une critique intéressante de l’œuvre :

http://www.evene.fr/musique/actualite/john-cage-4-33-david-tudor-concert-musique-1553.php

→ ici, la représentation de l’œuvre 4’33 » par David Tudor http://www.youtube.com/watch?v=HypmW4Yd7SY

→ je remets l’article du site Universalis sur David Tudor si vous désirez plus d’informations sur le pianiste http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-tudor/

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2 réflexions sur “John Cage et David Tudor : 4’33’ ‘

  1. Pingback: John Cage et sa conception de la musique | John Cage et ses collaborations

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