Music for Marcel Duchamp

Music for Marcel Duchamp est une oeuvre musicale pour piano préparé composée par John Cage pour son ami Marcel Duchamp, vous l’aurez compris. Il la compose en 1947, quelques années après leur rencontre : cela en dit long sur leur proximité et sur l’influence que Duchamp va avoir par la suite sur le travail de Cage.

Je vous poste ici une vidéo, qui est plus a écouter qu’à regarder, de Music for Marcel Duchamp. Si ce n’est pas une collaboration en tant que telle, j’ai pensé qu’il serait intéressant de l’ajouter à notre collection de vidéos pour marquer l’importance que la relation entre les deux hommes a pu avoir.

Ecoutez la attentivement. Elle vous dira peut être quelque chose…

Et oui, les fans de Martin Scorsese l’auront reconnue, Music for Marcel Duchamp a été utilisée dans son film Shutter Island, sorti en 2010.

Fluxus : John Cage et Shigeko Kubota

Le groupe Fluxus a déjà fait l’objet d’un article, mais celui-ci va se concentrer sur la collaboration de John Cage avec l’artiste japonaise Shigeko Kubota. Au fil de l’article, vous verrez qu’on recroisera des noms et des oeuvres déjà traitées sur le blog. J’ai pensé qu’étudier cette collaboration pouvait être intéressant, non seulement pour montrer l’influence et la postériorité du travail de Cage et de ses collaborateurs sur le groupe Fluxus, mais aussi que tout ne se range pas automatiquement dans une catégorie : tous sont liés les uns aux autres.

Si vous avez lu l’article sur la collaboration de John Cage et Marcel Duchamp pendant leur partie d’échecs en 1968, vous avez peut être remarqué le nom de Shigeko Kubota dans la légende de la photographie de l’article.

L’artiste a été introduite dans le groupe Fluxus grâce à Yono Ono, elle se fait connaître du chef de file du groupe, George Maciunas. Elle rencontre ensuite Marcel Duchamp en 1968 dont elle avait déjà beaucoup entendu parlé et qui la fascinait particulièrement. Plus tard cette même année, elle est présente pendant la performance de Reunion, la partie d’échecs qui oppose Marcel, Teeny Duchamp et John Cage qu’elle photographie.En 1970, soit deux ans après Reunion, Shigeko Kubota et John Cage ont publié un livre intitulé Marcel Duchamp et John Cage qui rassemble les photographies de Kubota prises pendant la performance et des textes écrits pour le projet par John Cage.

Le livre est accompagné d’un 33 tours de l’enregistrement de Reunion.

Toutes ses informations sont dans « Tout-fait, the Marcel Duchamp studies online journal« . On y trouve une biographie de Shigeko Kubota qui détaille certaines oeuvres de la Japonaise, y compris un long passage sur Reunion et sur les trois oeuvres de cette artiste qui en découlent : le livre Marcel Duchamp et John Cage, une vidéo (1972) composée d’extraits d’entretiens de Cage, des images de la parties d’échecs, de Nam June Paik – l’un des artistes majeurs de Fluxus – mesurant les battements de coeur de Cage, etc. Et enfin, Video Chess (1968-1975) qui consiste en un moniteur télévisuel orienté vers le haut avec un échiquier et des pièces d’échecs transparents posés sur l’écran, qui diffuse des images de Cage et de Duchamp en train de jouer aux échecs.

Cela montre bien la postériorité de l’oeuvre de Cage, et même au delà, cela montre l’influence de son travail collaboratif sur les artistes du groupe Fluxus.

Ce site est très complet, il présente énormément d’informations quasiment introuvables comme par exemple  un extrait de l’enregistrement qui accompagne le livre Marcel Duchamp et John Cage, mais aussi plein de photographies d’archives (le site est la source de la photographie insérée dans cet article).
Si ce n’est déjà fait, vous pouvez aller sur ce site que j’ai mis en hyper lien dans mon article. Vous accéderez alors à toutes ces données !

L’utilisation d’objets « réels » par Robert Rauschenberg

Une très courte vidéo, mais que j’ai trouvé intéressante puisqu’elle présente quelques brefs passages d’entretiens avec Rauschenberg, Cage et Cunningham autour de l’utilisation d’objets réels – « réels » est à comprendre dans son sens propre puisque, dans la vidéo par exemple, Rauschenberg explique qu’il a commencé à les utiliser lorsqu’il était dans la marine et que pour la couleur rouge qu’il voulait ajouter à un portrait, il avait utilisé son propre sang.

J’ai aussi trouvé que cette vidéo montrait bien les liens entre les trois hommes, car si le blog place John Cage dans une position centrale, il ne faut pas oublier que tous ses collaborateurs se fréquentent et ont eux-mêmes travaillé entre eux.

Une postériorité pour l’artiste : la création du groupe Fluxus

« Fluxus nourrit une réflexion profonde sur la nature de l’art et le rôle de l’artiste »

Le groupe Fluxus apparaît au début des années 1960 sous l’influence de plusieurs personnalités : les figures de Marcel Duchamp et de John Cage

Le groupe Dada, dans les années 1910 avait procédé à une désacralisation de l’art. Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Son représentant le plus connu reste bien entendu Marcel Duchamp avec sa très célèbre et controversée Fontaine de 1917. Il cherche par là a remettre en question la légitimité d’une œuvre d’art. Duchamp a collaboré avec John Cage, vous pourrez lire l’article les concernant ici.
John Cage, est-il encore nécessaire de le présenter ? Il créé une nouvelle forme d’art, un art total qui rassemblerait différentes formes artistiques pour aller au-delà des normes traditionnelles. Il veut toucher le public en lui montrant l’art sous une autre forme, comme une remise à zéro de l’art pour en réinventer les codes.

Le groupe artistique Fluxus a eu une influence énorme sur le monde de l’art. Il veut, par le démembrement des codes traditionnels, créer un art débarrassé de sa forme connue et aller jusqu’à remettre en question la notion même d’œuvre d’art.
Ce groupe compte de nombreux artistes tels que Nam June Paik, Yoko Ono, Georges Maciunas, Robert Watts, Joseph Beuys et bien d’autres encore.

Alison Knowmes, Music by Alison, 23 mai 1964, N.Y., éxécutée par A. Knowles et Ben pendant le Fluxus Street Theater

Alison Knowles, Music by Alison, 23 mai 1964, N.Y., exécutée par A. Knowles et Ben pendant le Fluxus Street Theater

D’après l’article de l’encyclopédie Larousse, la première représentation qui aurait influencé et créé malgré elle le futur groupe Fluxus date de 1952 au Black Mountain College ! C’est à dire près de 10 ans avant que Georges Maciunas se décide à donner au groupe le nom qu’on lui connaît aujourd’hui.  Le Black Mountain College réunissait alors Cage, Tudor, Cunningham et Rauschenberg. Ces quatre artistes organisaient les premiers « happening » et fusionnaient les différentes formes artistiques. Ces représentations ont créé un déclic chez une autre génération d’artistes. Sous l’influence de leurs « mentors » et la volonté de Georges Maciunas, la groupe Fluxus va peu à peu prendre forme et se rassembler.
A partir de 1961, une série de performances est organisée, qui, d’après les mots de Georges Brecht, avaient « quelque chose d’indescriptible en commun ». Des artistes du monde entier vont se ranger sous ce groupe si bien que l’Encyclopédie Universalis relève un paradoxe : comment distinguer les artistes du groupe Fluxus des autres ? Doit-on hiérarchiser selon le travail effectué sous le joug du groupe, selon l’influence que certains artistes ont eu ? Doit-on mettre de côté certains artistes sous prétexte que leur influence n’a pas été majeure ?
Ce serait sûrement aller contre l’idée première du groupe, qui se veut hétéroclite, hors normes. On assiste, grâce à Fluxus, une abolition des frontières entre la vie et le monde de l’art. On ne parle plus de musique, de peinture, de sculpture, de danse etc. A la place, on retrouve un socle commun qui va se traduire par des gestes, des actions que l’on rangera dans des disciplines.
Dick Higgins va mettre en place neuf critères qui caractérisent le groupe :

  • internationalisme
  • expérimentalisme
  • iconoclastie
  • intermédia
  • résolution de la dichotomie entre l’art et la vie
  • implication
  • jeu ou gag
  • fugacité
  • spécificité

Fluxus va réussir à toucher un public large car il va s’emparer de différents médias comme les journaux, les films, les livres. L’organisation de festivals plutôt que des expositions a permis la participation d’un public nombreux et sur un temps limité. D’après la rapide étude que l’on a pu faire sur Fluxus, on peut voir que le groupe répond parfaitement aux neuf critères établis par l’artiste et écrivain américain Dick Higgins.

Yoko Ono, Cut Pieces, 1964-65

Yoko Ono, Cut Pieces, 1964-65

Dans la veine de Dada et de John Cage, Fluxus a su rassembler de façon internationale sous un même nom toute une conception de l’art. Sans leur influence, on ne pourrait sûrement pas parler de Fluxus aujourd’hui.

Je vous joins comme d’habitude les liens qui m’ont été utiles dans mes recherches :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Fluxus/152186

http://www.universalis.fr/encyclopedie/fluxus/1-les-tenants-de-dada-et-de-john-cage/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fluxus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dick_Higgins

J’ai également consulté le livre Epoque contemporaine XIXe – XXIe siècles de Philippe Dagen et Françoise Hamon
DAGEN P. et HAMON F., Epoque contemporaine, XIXe – XXIe siècles, Flammarion Histoire de l’art, Paris, 2011

Vidéo

Automobile Tire Print : Entretien avec Robert Rauschenberg

Voilà une courte vidéo que j’ai trouvé intéressante afin donner une idée de la collaboration de John Cage avec Robert Rauschenberg sur Automobile Tire Print (1953). Elle donne un bon aperçu du projet en lui-même, les conditions de réalisation, etc, et surtout de la taille de l’oeuvre. Les photographies qu’on trouve de cette oeuvre sont soit partielles, auquel cas on est sûr de ne pas pouvoir s’en faire une vraie idée, ou bien elles sont intégrales mais le format est tellement particulier qu’on ne voit plus grand chose.

Donc je vous propose cette vidéo, cela vous fera peut être économiser un billet d’avion pour San Francisco !

En faisant des recherches sur Automobile Tire Print, on a l’impression de trouver plein d’informations. Mais très vite, on s’aperçoit qu’on tombe toujours sur les mêmes : la date de réalisation, le format, les matériaux, etc, mais rien sur l’oeuvre en elle-même, en tant que résultat. Et pourtant, c’est souvent ce qu’on recherche… Je pense que c’est surtout dû à la complexité de l’oeuvre, qui pose beaucoup de problèmes – un peu de la même manière que 4’33’. Tout est une question d’interprétation : elle remet en cause le statut de l’artiste, son « savoir-faire », sa capacité de créer. Par exemple, un artiste l’est-il toujours lorsqu’il n’intervient pas lui-même physiquement dans la réalisation de son oeuvre ?

Cette interrogation remet aussi en cause la capacité d’attribution de l’oeuvre. John Cage et Robert Rauschenberg sont-ils à mettre sur le même pied d’égalité ici ? L’un a eu l’idée, l’autre l’a exécutée. Cela rejoint le problème que pose l’art du XXème siècle de façon générale : qu’est ce qui prévaut ? L’idée ou la forme ? Et à ceux qui répondent « La forme biensûr ! », on peut rétorquer que dans ce cas, ce n’est pas à John Cage que reviendrait l’oeuvre, encore moins à Robert Rauschenberg a fortiori, mais à la voiture ! C’est elle qui a laissé les traces sur ce papier n’est ce pas ?

Comme vous le voyez, les interprétations peuvent être diverses et variées, et même être très tirées par les cheveux, c’est le risque. Cette oeuvre doit être couplée avec des réflexions philosophiques, des réflexions et recherches qui ont été le fil conducteur de l’Oeuvre de John Cage et de nombreux de ses collaborateurs – je pense surtout à Marcel Duchamp qui tout autant que lui a été influencé par les philosophies asiatiques et par le Yi King. Il faut d’abord penser à l’enjeu d’Automobile Tire Print, la considérer comme une oeuvre expérimentale, un test pour appliquer les concepts chers à Cage, comme le hasard. Ici, vous l’avez vu dans la vidéo, les traces n’ont pas été retouchées, on voit bien les irrégularités laissées par les pneus de la voiture, celles causées par la route, tout comme celle de la marque qui n’est pas parfaitement droite.

Il faut se poser des questions pour étudier cette oeuvre, c’est surement pour ça que je la considère comme l’une des plus intéressantes : elle est intrigante et il ne suffit pas taper son nom dans un moteur de recherche pour découvrir tous ses secrets.

Comme quoi, parfois, le meilleur moteur de recherche ne se trouve pas dans un ordinateur, mais dans notre tête !

J’ajoute ici le lien du SFMOMA (San Francisco Museum of Modern Art) où est conservée l’oeuvre et où vous pouvez retrouver cette vidéo :

http://www.sfmoma.org/explore/multimedia/videos/23

Vidéo

Sonate II pour piano arrangé

Je vous poste cette courte vidéo pour que vous puissiez vous faire une petite idée du piano arrangé qu’utilisait John Cage et dont je parle dans différents articles, notamment là.

Ce n’est pas tant pour la musique que pour la photo qui l’accompagne et qui permet une vision précise du son si particulier du piano arrangé.

La découverte du Yi-King 易经 et l’influence de cette philosophie sur le travail de John Cage et son groupe

Aujourd’hui un article un peu différent, mais vous comprendrez vite pourquoi il trouve sa place ici ! Comme une évidence …

On  va commence par une brève histoire du Yi-King :

La lecture de ce livre des oracles n’est pas linéaire et varie du moment et du lieu où elle prend place. Quatre personnages seraient à l’origine de sa conception : Fo Hi, le roi Wen, le duc de Tchéou et Confuscius.

Ce livre se compose de huit trigrammes qui permettent la consultation des oracles par tirage au sort. Pour consulter les oracles, il faut piocher deux des huit trigrammes en posant une question. Ces deux trigrammes renvoient aux soixante-quatre hexagrammes et forment un symbole. Ce symbole renvoie de son côté à une section du Livre des mutations. La réponse que l’on obtient dépasse le système du oui/non auquel on pourrait s’attendre. Ce système du Yi-King repose entièrement sur un jeu de hasard puis sur l’interprétation que l’on donne aux réponses.

J’ai trouvé difficile de réunir des informations sur le Yi-King, d’autant plus sur le lien entre cette philosophie du zen et notre artiste. J’ai donc surtout consulté la page dédiée à John Cage sur le site du Centre Georges Pompidou. Même si les informations sont concises, ce sont celles qui m’ont le mieux permis de comprendre l’excessive et incroyable – mais non moins intéressante – complexité du Yi-King.

Représentation du yi king, entouré de trigrammes

Représentation du Yi-King, entouré de trigrammes

Cette page est d’ailleurs, pour les plus courageux d’entre vous, à lire dans son intégralité. Les informations et différentes collaborations sont très bien ciblées, tout y est intéressant !

A partir de 1951, John Cage – qui s’en est d’ailleurs toujours remis au hasard dans ses compositions – va adopter le Yi-King comme philosophie et comme outil primordial des ses compositions artistiques. On peut donner l’exemple de Music of Changes en collaboration avec David Tudor : le hasard entre en jeu par les notes du piano arrangé par John Cage mais aussi par l’organisation des représentations. Effectivement, avant les représentations, l’organisation de l’œuvre change, tout est décidé au dernier moment de façon à ce que le public ne sache pas à quoi s’attendre.

Dans cet article, on va considérer la philosophie du Yi-king comme une « collaboration », au même titre que les collaborateurs de John Cage. Pourquoi ? Le Yi-King est une figure majeure dans l’art de l’artiste. Il guide, par le hasard, ses choix. Il lui apprend à abandonner les codes musicaux pour l’inconnu et par là à abandonner aussi la simplicité qui résidait dans l’art ; c’est à dire une structure définie et jamais remise en question.

John Cage va entièrement se remettre à ce tirage au sort et à la consultation du Yi-King pour ses œuvres. Il va enseigner à ses collaborateurs cette nouvelle conception de l’art.

Merce Cunningham, David Tudor, Marcel Duchamp – et d’autres encore – feront appel à ce jeu du hasard dans leurs compositions. C’est l’enseignement que le maître Cage leur a transmis et le plus important de tous.

Je vous mets ici le lien vers la page du Centre Pompidou cité plus haut ( allez-y vraiment!) :

http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-cage/ENS-cage.html#pratique2

Reunion : partie d’échec entre John Cage et Marcel Duchamp

Marcel Duchamp est une figure phare de l’art contemporain. Il est généralement rattaché au mouvement Dada, du début du XXème siècle. Cependant son travail ne s’est évidemment pas arrêté là. Il rencontre John Cage en 1941 et l’ouvre à des perspectives dadas comme le hasard, et lui transmet sa passion pour les échecs.

Aujourd’hui, nous nous pencherons sur Reunion, de 1968, qui consiste en une partie d’échec entre John Cage et Marcel et Teeny Duchamp. Il s’agit de la dernière apparition publique de Marcel Duchamp, ce qui rend la rencontre d’autant plus marquante. Ils ne sont pas les seuls à collaborer sur ce projet, en effet, il y a aussi toute une équipe technique pour ainsi dire, où l’on retrouve d’ailleurs des noms familiers comme celui de David Tudor entre autres qui était chargé de la musique électronique. Teeny et Marcel Duchamp se sont relayés pour jouer contre Cage sur un plateau d’échec électronique relié à des machines qui produisaient des sons. Chaque mouvement des pièces sur le plateau modifiait la musique, ce qui rend un effet sonore particulier, complétement aléatoire pour ne pas dire hasardeux – en d’autres termes, parfaitement dans la lignée de pensée de John Cage et de Marcel Duchamp.

Teeny Duchamp, Marcel Duchamp et John Cage au Ryerson Institute de Toronto, photographie de Shigeko Kubota, le 5 mars 1968.

En faisant quelques recherches, on se rend compte que très peu de sites ou d’articles sont consacrés à cette performance. En effet, emblématique, elle est très souvent citée que ce soit au sujet de Cage, de Duchamp ou même des deux hommes mais rarement traitée à fond. Cependant, il existe ce qu’on peut considérer comme une mine d’or d’informations sur Reunion (1968), extraite du Leonardo Music Journal, en 1999. Leonardo/ISAST est une organisation a but non lucratif qui sert – en publiant en ligne, par revue, par livres – les travaux de chercheurs, artistes, étudiants, etc. On trouve également ce qu’on pourrait appeler un satellite français appelé OLATS (Observatoire Leonardo des Arts et des Technosciences). Cette fameuse mine d’or se présente sous un format pdf d’une huitaine de pages. Elle contient un récit détaillé de l’organisation de la performance, de son déroulement, d’une sorte de fiche technique avec les joueurs, les chargés du son, etc, mais aussi, tout le fonctionnement du plateau d’échec électronique conçu par Lowell Cross, le tout illustré par des photographies de Shigeko Kubota et des schémas. À mon sens, on ne peut pas trouver plus complet, le dossier regroupe toutes les informations possibles sur cette performance et sur les participants de façon générale.

Alors avis aux amateurs, je vous met le lien à la fin de l’article. Mais encore une fois, il faut être anglophone !

http://homepages.stca.herts.ac.uk/~ssam2pract/group3/GaygusuzAdem/chess.pdf

Vidéo

John Cage et sa conception de la musique

John Cage a une conception particulière de la musique.
Il l’explore d’ailleurs dans plusieurs de ses oeuvres, la plus marquante étant 4’33’, en collaboration avec David Tudor (cette oeuvre a précédemment fait l’objet d’un article).
Je vous propose ici la courte vidéo d’un entretien avec John Cage qui explique sa conception de la musique.

« I love sounds just as they are. »